Instagram: « It’s Not A Bubble, It’s Valleywood »

« The titans of new media have a distribution channel that’s always hungry for more entertainment. They need to feed the beast – and they can’t innovate fast enough. They need to rely on the Pinterests, the Instagrams and the Paths to give them the entertaining new hangouts for their audiences. Big companies aren’t known for their ability to innovate, and certainly not as effectively and nimbly as startups That doesn’t stop them from trying, but frankly my advice to them is to give up on innovation (Google+, ahem). Focus on your strengths – monetization and distribution — and outsource your weaknesses. Be more like a big movie studio. They don’t make The Blair Witch Project, they make $700 million budget James Cameron action movies that are filmed on the moon and in the burning core of the Earth. »

Source: http://techcrunch.com/2012/04/14/its-not-a-bubble-its-valleywood/

Le modèle français doit être refondé

“A défaut d’un modèle introuvable – car chaque pays ne peut se réformer qu’en tenant compte de son histoire, de sa géographie, de ses structures et de ses atouts -, quelques principes émergent:

  • la nécessité de définir une stratégie de long terme;
  • la mobilisation des forces vives de la nation;
  • la supériorité des thérapies de choc sur les mesures graduelles.

La priorité doit donc aller à la conversion du modèle de croissance à crédit à travers la réhabilitation de la production, du travail, de l’investissement et de l’innovation. L’urgence va à la reconstitution d’un appareil productif compétitif dans la mondialisation, ce qui implique un effort conjoint sur les coûts et sur la productivité à long terme.

L’impératif de production va de pair avec la remise sous contrôle des finances publiques. La France doit assumer une stratégie de rigueur qui articule une forte baisse des dépenses publiques, leur réorientation vers l’investissement (justice notamment), enfin, une hausse modérée des impôts acquittés par les ménages. L’effort porte sur 100 à 120 milliards d’euros d’ici à 2016; il doit être effectué à hauteur de 80% par des baisses de dépenses, et à hauteur de 20% par des privatisations.

La lutte contre le chômage permanent constitue le troisième levier. L’urgence commande de mettre un terme à l’envolée des coûts du travail. D’où la maîtrise des dépenses de protection sociale et le basculement d’une partie de leur financement vers la fiscalité – notamment via le relèvement de la CSG et l’élargissement de son assiette aux pensions de retraite.”

Dix ans sans patron et l’usine tourne toujours

COOPERATIVE. Si Ghelco fonctionne à 40% de sa capacité, ses travailleurs touchent trois fois le salaire minimal argentin.

Dans un hangar du Sud de Buenos Aires, une cinquantaine d’ouvriers en uniforme s’agitent autour d’immenses machines pour confectionner pâtes de chocolat, crèmes chantilly et autres produits sucrés destinés aux glaciers et pâtissiers. A première vue, une usine assez traditionnelle. Mais ici, point de contremaître, pas d’homme en costume gris donnant des ordres, encore moins d’actionnaires.

” A Ghelco, toutes les décisions sont votées par les ouvriers à la majorité “, explique Daniel Lopez, 41 ans, machiniste et président de cette coopérative. Comme plus de 200 entreprises argentines, Ghelco a été récupérée par ses employés après la grande crise de 2001. Des entreprises employant près de 10 000 personnes qui, dix ans plus tard, continuent de fonctionner. A l’époque, la situation de Ghelco est pourtant aussi critique que celle du pays. Mal gérée, la société est fortement endettée et multiplie les plans de rigueur. En décembre, les salaires sont divisés par deux. C’est l’explosion. Les manifestations s’enchaînent dans l’usine comme dans tout le pays. En janvier 2002, le pays se déclare en défaut de paiement. Quelques semaines plus tard, Ghelco annonce sa faillite…

” C’était ça ou faire les poubelles”

” Quand nous sommes allés voir le juge pour demander de reprendre la fabrique, il nous a ri au nez “, se rappelle Daniel. ” Des personnes très qualifiées ont échoué, et vous pensez réussir? ” s’entendent-ils répondre. Mais les Ghelco s’accrochent. ” Il n’y avait plus de travail dans le pays. C’était ça ou faire les poubelles “, explique José Guglielmero, 54 ans. Pendant six mois, les ouvriers campent donc devant l’usine, la faim au ventre, empêchant les anciens patrons d’emporter les machines.

” Le plus dur, changer de mentalité “

En juin 2002, victoire: ils obtiennent le droit de louer les locaux. Plusieurs lois favorables aux travailleurs leur permettront par la suite de racheter l’usine, avec un crédit de vingt ans consenti par le gouvernement. En misant sur la qualité et en travaillant au départ jusqu’à seize heures par jour, ils reconquièrent des clients. Résultat: aujourd’hui, chaque travailleur de Ghelco touche 800 euros par mois, trois fois le salaire minimal argentin. Daniel a même pu s’acheter une petite maison.

 Certes, tout n’est pas rose dans ce temple du sucre. ” Au début, prendre des décisions en groupe était un casse-tête, reconnaît José. Le plus dur est de changer de mentalité. Certaines attendent toujours d’être contrôlés pour travailler. ” Et Daniel ajoute: ” Nous manquons aussi de connaissances en marketing pour augmenter nos ventes. ” L’usine ne marche qu’à 40% de sa capacité et peine à économiser pour rembourser sa dette.

 Pourtant, les ouvriers ne regrettent pas. ” J’étais en dépression. Avoir des responsabilités m’a ressuscité “, confie Daniel. En Argentine, la croissance est d’ailleurs de retour, le taux de chômage a été ramené à 7%, mais des ouvriers choisissent encore régulièrement de récupérer leur usine en faillite, par attachement ou simplement pour vivre sans patron.

Alice Pouyat, à Buenos Aires

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A consulter aussi:

  • Semaphore: un service des CCI proposant via un moteur de recherche l’accès à 5000 dispositifs d’accompagnement européens, nationaux et locaux
  • Aides-entreprises: fonds documentaire complet développé par l’Institut Supérieur des Métiers, sur les aides et subventions auxquelles vous pouvez prétendre.
  • Financement-TPE-PME: informations sur les différentes aides auxquelles vous pouvez prétendre suivant votre situation, et sur les solutions alternatives de financement, développé par le Conseil Supérieur de l’Ordre des Experts-Comptables.
  • France Angels: la fédération des réseaux de business angels.